William, 15 ans et tête brûlée

William Clarck

William Clarck, Mission 1 : L’éminence bleue, de Guillaume Benech. Éditions Michel Lafon, 293 pages.

À 15 ans, William Clarck est un apprenti hacker à tendance kleptomane qui utilise ses talents pour restituer à ses camarades les objets confisqués par les professeurs. Jusqu’au jour où il se fait prendre et finit au poste. Il pensait que sa vie n’allait plus jamais être la même, mais il n’imaginait pas à quel point. de retour chez lui, il découvre avec horreur que sa mère a été assassinée et son père lui révèle une vérité incroyable: agent spécial, il a été démasqué et toute sa famille est désormais en danger…

William, aidé par sa meilleure amie Zoé, subtilise un téléphone-Taser aux services secrets auxquels il a été confié. Ensemble, ils se lancent dans une périlleuse aventure à la poursuite de l’insaisissable tueur qui a juré la perte des Clarck.

Habituellement, un livre est lu parce que derrière, il y a une raison. Et pourtant, il existe certains livres que l’on lit comme ça, sans raison particulière, on ne connait pas l’auteur, on ne lit pas le résumé, on ne s’attarde pas sur la couverture… William Clarck est de ceux ci.
Cette lecture, c’est une vraie claque que j’ai prise. Ce livre, c’est comme une révélation : celle qu’il y a des ados qui écrivent pour des ados et que les clichés sur les ados et la lecture, ils ne sont pas si vrai.

Habituellement, je ne suis pas déçue par les Éditions Michel Lafon. Il n’y a qu’à voir le nombre de livres que je possède et qui viennent de chez eux : Les Chevaliers d’Émeraude, Les Héritiers d’Enkidiev, A.N.G.E, bientôt Les Chevaliers d’Antarès ! À tous ceux là, j’ai désormais ajouté William Clarck. Cependant, si vous connaissez un peu les séries que j’ai cité, vous remarquerez qu’aucune n’est dans le « réalisme » mais plutôt dans la fantasy et le fantastique (quoique dystopie pour A.N.G.E, je pense que ça peut passer). Autrement dit, pas du tout le style de ce que je lis. Je pense que CHERUB est la série qui peut se rapprocher le plus de l’idée de William Clarck avec tout de même des différences. Autant vous dire que ce livre avait une légère pression : soit me plaire, soit être le premier de chez Michel Lafon à ne pas me plaire.

Dès les premières pages, que dis-je, les premières lignes de ce roman, je me suis plongée avec bonheur dans le récit. Certains diront, en tournant la dernière page, qu’il y a quelques incohérences ou maladresses, mais j’ai envie de dire que la lecture est faite pour que l’on s’évade de notre quotidien. Alors, certes, ces incohérences je les ai lu et remarqué mais en rien elles n’ont gâché ma lecture. La preuve, c’est mon premier coup de cœur de 2017 ! (et ceux qui connaissent mon exigence en terme de lecture savent qu’un coup de cœur c’est quelque chose de peu courant dans mon cas)

William Clarck a 15 ans et se retrouve, malgré lui, entraîné dans une enquête des services secrets français (anglais également, il ne faut pas abuser et ne penser qu’à nous ^^). En effet, il découvre que son père est un agent secret qui va avoir un « petit problème » avec l’un de ses ennemis. Cependant, même si l’on essaye de le mettre à l’écart, de le protéger, William n’en fait qu’à sa tête et se rend à Londres avec Zoé : encore un ado qui n’en fait qu’à sa tête. L’angle adopté dans le récit renforce d’ailleurs ce côté tête brûlée.
Le sujet a été maintes et maintes fois travaillé : un roman d’espionnage depuis Ian Flemming et Robert Muchamore, c’est courant. Les idées divergent cependant, et les possibilités semblent être infinies. Ce qui fait que je n’ai pas eu l’impression de lire un nouveau CHERUB ou un remake des aventures de James Bond. Guillaume Benech a su trouver sa façon à lui de raconter une histoire d’espionnage, sans pour autant tomber dans les clichés. Un sujet qui a donc été bien traité par l’auteur, qui nous offre un autre point de vue sur les services secrets et le domaine de l’espionnage.

De même, les personnages sont bien travaillés. Quelques incohérences, parfois un peu étonnantes, mais pas de stéréotypes. On n’a pas le premier de la classe, le geek,…tout ce qui stéréotype les personnages d’un roman en fait. Au contraire, j’ai trouvé qu’ils avaient des qualités et des défauts, un bon réalisme. J’ai noté avec un certain amusement que le côté tête brûlée de William ressortait d’ailleurs très bien : il a cru qu’il pouvait surmonter tous les obstacles se dressant sur son chemin sans jamais se faire prendre. La réalité se rappelle vite à lui, d’une façon un peu brutale.

Ajoutons à tout cela la justesse du vocabulaire employé par Guillaume Benech. Rien ou presque n’a été laissé au hasard en ce qui concerne les termes que je qualifierai de plus pointus. C’est souvent ce que je peux reprocher aux livres intégrants les services secrets (concernant James Bond et CHERUB, je n’ai rien à reprocher là dessus). Pourtant, ici, j’ai pu lire un livre ou chacun des mots est placé au bon endroit, au bon moment, ce que fait que les phrases coulent devant les yeux, et que j’ai été conquise.

Pour conclure, William Clarck est une superbe histoire qui explore avec une certaine justesse le thème de l’adolescence (le rapport des adolescents à l’autorité, par exemple…) et celui du renseignement. Je vais sans aucun doute me répéter : il s’agit d’un vrai coup de cœur !
Et vous, vous l’avez lu ? Comptez-vous le lire ? 🙂

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