L’amour ne pardonne pas

boiteuse330xLa boiteuse, de Françoise Grard

Gulf Stream éditeur, collection Électrogène

29 septembre 2016

244 pages

16 €

Trahie par Wilfred, qui l’a abandonnée seule et blessée au milieu des Highlands désertes, Aurore, revenue infirme d’Écosse, se protège des autres et de l’amour comme elle le peut. La jeune femme se reconstruit à tâtons et étouffe en elle colère et angoisses, bien décidée à ne plus jamais entendre parler de celui qu’elle a tant aimé. Mais à la suite d’étranges révélations et de signes inquiétants, elle doit se résigner, malgré elle, à remonter sa piste.

C’est sans certitudes que je me suis lancée dans La boiteuse, bien que, faisant partie de la collection Électrogène, il ne pouvait pas être mauvais. Mais dès les premières pages, j’ai été happée et agréablement surprise par cette histoire hors du commun. L’intrigue m’a parue très originale, simple mais pourtant prenante, et c’est avec délice qu’on enchaîne les pages de plus en plus vite pour connaître la suite. On sent la tension qui monte peu à peu : tout devient de plus en plus inquiétant et je me suis surprise à avoir peur des plus petits détails.

L’auteure a parfaitement réussi à nous faire rentrer dans le personnage d’Aurore, à qui il arrive des choses étranges et dont la paranoïa monte peu à peu. Comme elle, j’ai ressenti du dégoût, de l’incompréhension, de la peur, et je me suis parfaitement identifiée à elle. Aurore est une jeune Parisienne banale dont le caractère m’a beaucoup plu, et je suis entrée avec plaisir dans son quotidien et sa personnalité. Ainsi, j’ai vécu l’histoire avec elle, avec la même intensité qu’elle.

Les autres personnages sont également très intéressants. Ni tout blancs, ni tout noirs, ils sont très complexes dans les imperfections et c’est ce qui les rend réalistes. Françoise Grard a le don de nous faire vraiment croire à son histoire, et ce grâce à des personnages parfaitement bien réalisés et crédibles.

Enfin, j’ai trouvé le style d’écriture très beau, à la fois soutenu et passionnant, avec un petit quelque chose qui le rend particulier. Je ne sais pas si c’est la plume habituelle de Françoise Grard ou si c’est seulement pour ce livre, mais en tous cas, j’ai trouvé qu’elle collait parfaitement avec l’histoire, l’ambiance et les paysages.

Bref, j’ai vraiment aimé ce livre. Je l’ai dévoré en quelques jours, avec seulement un petit regret : le boitement d’Aurore ne prend pas une place très importante. Étant le titre du livre, j’aurais aimé qu’on en parle plus. Là, le problème était surtout exploré dans la première partie du livre, ce qui m’a beaucoup intéressée ; mais vers le milieu, il y a une sorte de rupture et l’histoire part sur toute autre chose en oubliant presque la blessure d’Aurore.

Mais malgré cela, je suis vraiment heureuse d’avoir eu la possibilité de lire ce livre. Je l’ai trouvé vraiment original, dans son style d’écriture et dans son ambiance, et vraiment passionnant dans son histoire et ses personnages. Un grand merci aux éditions Gulf Stream !

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12 réflexions sur “L’amour ne pardonne pas

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