Une singulière odeur de liberté…

couv-dylan-duboisDylan Dubois, de Martine Pouchain. Editions Sarbacane, 280 pages, 4 novembre 2015.

Après un an en foyer, Dylan, un garçon de 16 ans tendre et soli- taire, rentre chez lui… où une surprise l’attend : son père a trouvé une remplaçante à sa mère, partie trois ans plus tôt.

Un immense merci aux éditions Sarbacane pour l’envoi de ce roman !

Dylan Dubois, c’est un livre dont j’avais commencé la lecture du manuscrit pendant mon stage à Sarbacane, en mai dernier. Mais je n’avais pas eu le temps de dépasser la moitié – alors quand je l’ai vu dans les nouveautés de Sarbacane, je l’ai immédiatement demandé.

Et quel plaisir ça a été de me replonger dans ces lignes que j’avais déjà lues alors qu’elles n’étaient qu’imprimées depuis un document Word, ces lignes qui sont maintenant dans un livre, un vrai livre à la belle couverture et à la reliure solide. Quel bonheur de me souvenir au dernier moment de tel ou tel événement, de repenser à cette magnifique semaine pendant laquelle j’avais lu le début de ce livre pour la première fois.

Vous l’aurez compris, Dylan Dubois a donc pour moi une valeur assez sentimentale. Même si, outre cela, c’est un roman génial que je vous recommande amplement.

L’intrigue commence par un schéma assez classique. Dylan, abandonné par sa mère partie avec un autre homme, séparé de son père car il buvait, revient chez lui après un an en foyer. Et là, il découvre que son père a rencontré une autre femme – une femme qui vit maintenant chez lui, avec son enfant de 5 ans.

Rien de très original, vous me direz. Mais l’auteure arrive à utiliser cette base a priori simple pour en faire une intrigue complexe et étonnante. En lisant le livre jusqu’au bout, j’ai découvert une nouvelle facette de l’histoire dont je n’avais aucune idée lorsque j’ai lu le début, et qu’il m’a énormément plu. Dylan Dubois se détache des conventions pour créer une histoire atypique et attachante ; et c’est ça que j’ai le plus apprécié dans ce roman.

Après, il y a les personnages. Ce qui m’a marquée, c’est leur réalisme, plus qu’autre chose. Il y avait quelque chose d’imparfait, quelque chose d’humain dans chacun de ces personnages, qui fait qu’on y croit. Et ça rend le roman encore plus vrai, encore plus marquant. On s’attache à certains, on en déteste d’autres, et c’est génial.

Enfin, il y a le style d’écriture. Martine Pouchain, c’est une auteure que je ne connaissais absolument pas, et qui m’a marquée pour son style assez rude, abrupt. Il y a quelques aspects de son écriture qui m’ont déplu, comme ses « tiques » de langage, mais ça contribue à créer cet effet brut, dépourvu de délicatesse, de politesse, d’hypocrisie, qui choque parfois mais que j’ai tout de même trouvé très intéressant. Rien n’est passé sous silence, rien n’est tabou, et c’est ça qui m’a vraiment plu et qui contribue à rendre ce livre original et génial.

En bref, derrière ses apparences classiques, Dylan Dubois cache un merveilleux roman, original et décalé, franc et libre. À découvrir absolument !

Tic-Tac-Toe

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4 réflexions sur “Une singulière odeur de liberté…

    • Bienvenue sur Aldiaphora 🙂 Non, le blog ne parle pas que de livres, il parle de plein de choses différentes. Tu peux jeter un œil aux rubriques de la barre d’objets pour te faire une idée 🙂

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