Joyeux Noël !

 

Ce matin, je me suis réveillée, et il faisait déjà jour. Dehors, tout était blanc, comme si la Terre avait revêtu son manteau de merveilles, se protégeant ainsi de la bêtise humaine. On entendait au loin le tintement léger des carillons et les clameurs heureuses des enfants. C’était Noël, et sa magie avait ensorcelé les cœurs.

Bon, à Paris, ce n’est pas encore ça, pour le manteau blanc : c’est plutôt le soleil brillant et le grand ciel bleu. Mais un petit bout de forêt s’est tout de même invité dans le salon ; un feu s’est allumé dans la cheminée, les livres se sont entassés sur la table de nuit et l’on a ressorti les grosses chaussettes en laine de grand-mère. Et peu à peu, le temps que la réalité de ce jour si spécial arrive au cerveau, l’immortelle magie de Noël s’est infiltrée en nous.

Aldiaphora vous souhaite un merveilleux Noël, de merveilleuses fêtes, pleines de joie, d’amour, de magie surtout.

Et en cadeau (parce qu’on est gentilles), des interviews, rien que pour vous ! Au Salon de Montreuil, on a posé des questions à pas mal d’auteurs, et on a gardé ça secret jusqu’à aujourd’hui, pour vous faire la surprise 🙂

Trois interviews en vidéo, deux retranscriptes. C’est parti !

Clémentine Beauvais

(On en profite pour vous inviter à aller voir la toute nouvelle chaîne littéraire de Tic-Tac-Toe, sur laquelle ces interviews ont été postées ^^)


Marion Brunet


Maïté Bernard


Samantha Bailly

Bailly

* L’environnement le plus inspirant pour vous ?
Ça dépend : l’inspiration peut venir de plein d’endroits différents. J’ai été inspirée par le lycée, par le monde de l’entreprise, par des voyages… Être auteur c’est avoir en permanence des antennes sur le monde, et chaque environnement est une nouvelle source d’inspiration.

* Pouvez-vous nous parler de votre vie d’auteur quand vous aviez notre âge (15 ans) ?
À 15 ans, j’étais en seconde, j’avais écrit un roman : « Souvenirs perdus » – mais une version qui ne ressemble pas du tout à ce qu’elle est maintenant. J’écrivais à fond, pendant les heures de maths – c’est très mal, mais j’avais de grosses difficultés dans les matières scientifiques et ça me réconfortais beaucoup d’écrire.

* Y a-t-il une part de biographie dans votre roman « Nos âmes jumelles » ?
Ce n’est pas une biographie du tout, mais c’est irrigué de mon expérience, de ma vie de l’époque, dans le sens où je parle de la créativité, où je parle d’une période de l’adolescence qui est aussi marquée par notre génération, qui a grandi avec les réseaux sociaux, qui a grandi avec internet, donc qui je pense est en décalage avec la génération précédente à ce niveau-là. En tous cas il y a des petits morceaux de vécu comme cela, mais le but d’un roman est de passer par le filtre de la fiction, et que l’on invente des choses.

* Un conseil pour des écrivains en herbe ?
Les trois « P » : patience, passion, persévérance.

* Une question à laquelle vous rêveriez de répondre mais qui ne vous a jamais été posée ?
Ce serait « qu’est-ce qu’implique réellement une passion artistique ? ».

* Et votre réponse ?
Je pense que quand on a trouvé sa voie, les autres ont l’impression que tout est réglé, parce qu’on a une vocation, parce qu’on sait ce qu’on veut faire. Mais ce n’est que le début des problèmes et des difficultés ! [rires]
Dans le bon sens aussi : finalement, c’est un processus avec des évolutions, des moments de doute, des obstacles, des résolutions… C’est un chemin qui est vraiment long.

* Merci beaucoup Samantha Bailly !


 

Jérôme Noirez

Noirez

* Comment avez-vous eu l’idée de Brainless ?
J’avais envie de mélanger deux genres cinématographiques dans un roman : la « teen comedy » (toutes les comédies adolescentes à l’américaine, les histoires de campus, de colleges, etc) et le mythe du zombie, en changeant le point de vue sur le zombie, en laissant tomber le côté fin du monde, épidémie, etc, et en créant un personnage beaucoup plus humain, en souffrance… C’était mon objectif initial.

* Avez-vous d’autres projets en cours ?
Bien sûr : il y aura un autre roman dans cette collection [Électrogène] qui s’appellera « Faceless » – ce n’est pas du tout une suite. Il explorera un autre genre du cinéma d’épouvante américain, qui est le « slasher » : les histoires de tueurs masqués à la Vendredi 13 ou Scream, mais qui subira les mêmes traitements que dans Brainless, c’est-à-dire essayer de faire quelque chose d’original et de décalé avec un sujet bateau.

* Vous puisez donc votre inspiration des films d’horreur ?
Pas systématiquement. Dans cette série-là, oui, clairement. J’aime le cinéma d’épouvante – plutôt celui qui se faisait il y a trente ans que le cinéma d’épouvante actuel. J’avais aussi envie de rendre un vibrant hommage au cinéma d’épouvante.

* Avez-vous d’autres sources d’inspiration ?
Tout. Tout est source d’inspiration.

* Merci beaucoup Jérôme Noirez !


On espère que ça vous aura plu ! Bonnes lectures 🙂

Capture d’écran 2015-04-27 à 11.56.50

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7 réflexions sur “Joyeux Noël !

  1. Génial 🙂 (et tes autres vidéos sont sympa, Tic’ (d’ailleurs il faut ABSOLUMENT que j’achète La bulle))
    (alala Margotte j’aurai du m’en douter que c’étaient les interviews…)

    J'aime

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