Être ou ne pas être belle

Uglies (tome 1), de Scott Westerfeld. Pocket Jeunesse, 3 mars 2011, 448 pages.

Tally aura bientôt 16 ans. Comme toutes les filles de son âge, elle s’apprête à subir l’Opération et à intégrer la caste des Pretties. Dans ce futur paradis, Tally n’aura plus qu’une préoccupation, s’amuser… Mais la veille de son anniversaire, Tally découvre le monde des rebelles. Là-bas, elle apprend que la beauté parfaite et le bonheur absolu cachent plus qu’un secret d’État : une manipulation.
Que va-t-elle choisir ? Devenir rebelle et rester laide à vie, ou succomber à la perfection ?

Quand j’ai vu ce livre à la bibliothèque, j’ai tout de suite sauté dessus, parce que ça faisait un moment que je voulais le lire – et parce que ça devenait une nécessité.

J’ai été très surprise par ce roman, parce qu’il contient une subtilité dont on n’est pas au courant en lisant simplement la catch-phrase et le résumé. Et c’est cette subtilité qui m’a le plus plu, cette subtilité qui ne cesse de nous surprendre pendant tout le roman. Et qui fait que le monde ne parait pas immédiatement de façon évidente dystopique.

Dans toutes les dystopies récentes, que ce soit Hunger Games, Divergente, etc, le héros et le lecteur sont tout de suite convaincus de l’imperfection du monde. Ici, c’est différent : Tally croit en cette organisation sociale, croit en sa propre mocheté, puisqu’on n’arrête pas de lui répéter ces évidences, depuis l’enfance. Et c’est Shay qui va peu à peu la faire douter.

Leurs deux avis s’opposent : lors de leurs disputes, elles exposent leurs arguments, et on se dit presque que ceux de Tally, en faveur de cette organisation sociale, ont quelque chose de censé. Et c’est ça que j’ai adoré : le fait que le changement d’avis de Tally ne se fasse que progressivement et ne soit dû presque qu’à un malentendu.

L’auteur mêle plusieurs thèmes dans son roman : la dystopie, bien sûr, mais également l’acceptation des différences, et puis l’amour. Cette belle histoire d’amour, en second plan mais à laquelle on s’attache tout de suite. Les personnages, justement, Tally et David, mais également Shay, sont merveilleusement bien peints, avec leurs qualités et leurs défauts, leurs traits de caractère propres qui les font vivre.

Scott Westerfeld, avec son imagination débordante, arrive à nous surprendre à chaque chapitre, à inventer un nouvel événement qui nous empêche de lâcher le livre. Il décrit un monde dystopique incroyablement original basé sur une idée géniale, qui nous fait froid dans le dos et en même temps nous donne envie d’en savoir plus. Et puis cette fin… Que dire de cette fin à part que je cours immédiatement emprunter le tome 2 ?

À lire absolument si vous aimez les dystopies, ou même si vous en avez marre des dystopies, parce que celle-ci est vraiment spéciale et humaine.

Tic-Tac-Toe

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17 réflexions sur “Être ou ne pas être belle

    • Haha oui, j’ai remarqué que beaucoup disent ne pas avoir aimé… comme quoi, y’a plein d’avis différents, c’est ce qui est bien ! 😀 J’ai bien aimé les autres tomes aussi, oui, mais j’avoue que je les ai trouvés un peu moins bien que le premier. Enfin j’ai quand même beaucoup aimé, hein ! 🙂 Après je les ai lus il y a longtemps donc peut-être que si je les relisais maintenant mon avis ne serait plus le même…

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  1. J’avais pas trop aimé ce livre (même si, bon, j’avais continué jusqu’au troisième tome… –‘)
    Par contre, pour les dystopies récentes où le héros / l’héroïne est convaincue que le monde dans lequel elle vit est juste, il y a « La Déclaration ». Le premier livre de cette trilogie était vraiment pas mal mais la suite un peu moins, d’ailleurs… ^^

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