Les histoires d’amour finissent mal, en général

220 Volts, de Sylvain Escallon, d’après le roman de Joseph Incardona. Editions Sarbacane, 6 mai 2015, 144 pages.

« Encore un service de presse ! » Oui, oui, encore un chronique des éditions Sarbacanes, mais pour une fois… C’est une Bande-Dessinée. Et attention : le premier qui me sort que les BD, c’est pour les gamins/incultes/non-lecteurs, je l’étrangle avec ses propres entrailles. (J’ai des élans de cruauté parfois… J’espère pour vous que vous n’en serez pas la cible ^^)
Personnellement, j’ai été élevée avec autant de romans que de BD sur les étagères, alors je trouve que la Bande-Dessiné est un art sous-estimé par beaucoup trop de gens. Un peu comme les dessins animés. Ça n’est pas que pour les enfants trop jeunes pour lire, la preuve avec la chronique d’aujourd’hui…



220 Volts
, donc, c’est un roman graphique (= BD pas au format classique) de Sylvain Escallon adapté du roman éponyme de Joseph Incardona. Je vous préviens tout de suite, ça n’est ni pour les plus jeunes ni pour les âmes sensibles : ça parle de meurtre, de tromperies et autres passages assez glauques. L’histoire est celle de Ramon Hill, un écrivain à succès, père de deux enfants et mari de Margot. Le couple part à la campagne en weekend, mais Ramon Hill ne tarde pas à soupçonner une tromperie de la part de sa femme et prend les mesures en conséquences…
L’histoire, quoique classique, est très bien menée, et vous fera froid dans le dos à coup sûr. Tout y est dit à demi-mot, sans rien d’explicite, ce qui instaure un certain malaise pendant la lecture : qu’est-ce que Ramon a fait, pas fait, qui sont vraiment les personnages qu’on croyait innocents, que s’est-il passé cette nuit-là ? Ne sachant répondre à tout cela, vous vous prendrez à imaginer le pire, et le plus glauque !
Le tout est soutenu par une atmosphère graphique très intéressante. Agréable surprise en ouvrant la BD : au contraire de la couverture, les planches sont en monochromie noire (c’est-à-dire sans autre couleur que le noir, non, même pas un petit gris), à la manière de Frank Miller (mais si, vous savez, ce génie auteur du splendide Sincity et du génial Batman). Ce qui donne une atmosphère très dark et frissonnante. Le tout avec pas mal de variations de plans, de format de cases, de bords perdus, bref, de quoi garantir une lecture fluide et agréable.
En conclusion ? Un bon gros thriller pour les amoureux du genre, pas forcément révolutionnaire mais agréable à lire. Une bonne surprise pour moi qui ne suis pas habituée aux thrillers !
PS : Je le répète, il y a des images assez crues là-dedans, évitez de le lire si vous n’avez pas le cœur bien en place.

Capture d’écran 2015-04-18 à 19.46.05

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